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11月28日 Lu sur un foudre dans les caves d'Arbois, chez BacchusIl faut savoir profiter du jour qui vient et de ses délices
Passer le jour entre deux vins et la nuit entre deux cuisses 9月22日 Vive la cuisine«L'avenir n'est point encore; le présent n'est bientôt plus, le seul instant de la vie est l'instant de la jouissance.» (Anthelme Brillat-Savarin) 4月9日 La jupe rougeDans le fond du jardin. Plus précisément dans un coin du jardin. Les lauriers rivalisent avec le lierre en cascade pour masquer la porte de bois. Mes pas m'en rapprochent en passant à l'ombre du grand pin étêté par la tempête de l'hiver et dont les pommes jonchent la pelouse. La poignée de porte emplit la paume de ma main. Je fais pivoter mon poignet et le battant s'ouvre sur la pénombre. Elle est là, rougissante. Un peu poussiéreuse de s'être isolée pendant si longtemps. Je la prends dans mes bras, l'incline délicatement contre moi. Soulevant ainsi sa jupe, je brasse l'hélice comme celle de l'avion au fuselage entoilé que je sortais du hangar dans l'herbe mouillée du petit matin. Je retrouve cette odeur caractéristique d'huile, d'essence, d'herbe séchée depuis longtemps. Au soleil du printemps, je m'aperçois que si l'âge a terni sa couleur, elle n'en garde pas moins fière allure. Les écrous sont vérifiés, les manettes ajustées, l'essence pompée par trois pressions exercées sur le petit renflement caoutchouteux sous le carburateur. De la main gauche je saisi le manche métallique et froid, de la droite le cordon du démarreur. Une ferme traction vers l'arrière ne lui procure aucune sensation.Une deuxième reste sans effet, tout comme une troisième. Allons bon ! Une bouderie pour l'avoir abandonnée pendant la saison hivernale ! Une nouvelle action vers la pompe, un nouvel élan donné au cordon noir et une flatuosité monumentale et enfumée annonce un proche réveil ! L'élan suivant est le bon, la voici qui ronronne de plaisir. Moi aussi, soulagé de ce démarrage énergique après une si longue abstinence. La sélection de la vitesse effectuée, nous partons à l'assaut des pousses dont le vert tendre est si appétissant. La sinuosité de nos évolutions exprime le respect des primevères colorées qui parsèment la pelouse. A nouveau s'élève le délicieux parfum de l'herbe fraîchement tondue. Dans notre sillage comme derrière le chalutier en mer, les oiseaux se posent pour profiter du remous de l'aspiration et de la perturbation concomitante provoquée par l'hélice cachée sous la jupe rouge. Cette première équipée annonce les retrouvailles d'un couple fidèle, heureux de sa complicité ronflante et parfois même pétaradante pour le bonheur de nos sens réveillés par la montée printanière de la sève... 1月25日 La GourmandiseLa Gourmandise
ou de l'importance d'être gourmand
Sur la faim assouvie fleurit la gourmandise
Comme sur un pain noir une exquise cerise.
Bien loin d'être pécheur le gourmand est artiste :
Tous ses sens aiguisés, l'esprit aventuriste,
Il salive à l'avance un goût à découvrir
Ou hume avec bonheur l'odeur d'un souvenir.
Il y a des degrés dans l'art d'être gourmand.
Aimer la bonne chère et être bon vivant
Favorise une humeur gourmande, ouverte au monde,
Friande des plaisirs des sens et de leurs ondes.
Entre mangeur glouton et gourmet exigeant,
La gourmandise allèche en premier les enfants.
Gourmander un enfant gourmand est un non-sens
Car cette gourmandise enrichit notre enfance.
Et, devenu adulte, en nous persiste encore
Cette pulsion sensuelle....qui vaut son pesant d'or! 12月16日 AutomneC'est l'automne et j'adore cette saison pour ses balades en forêts dans des couleurs chaudes s'opposant à la fraîcheur de l'air. L'air de rien, traîner les pieds dans les feuilles, les faire virevolter autour de soi, laisser exhaler les parfums de sous-bois, de champignons, de pommes, de fruits murs et de fruits secs; les branches qui se dénudent permettent aux sons de se répandre, de découvrir de nouveaux espaces, voire même de les multiplier en ajoutant de l'écho. C'est comme pour mieux rappeler la vie avant de se cacher sous un manteau silencieux, neigeux, gommant reliefs et couleurs avant de renaître au printemps suivant. Et puis rentrer, les joues rosies, les poumons rafraîchis, les frissons par ici. Allumer le feu, se blottir dans le canapé, une tasse thé fumant dans les mains, en pensant à la poêlée de champignons et au bon vin que l'on partagera ce soir...
...
Il est bientôt cinq heures et j'entends le bateau... Non, c'est la sonnerie du téléphone et les petits bouts me sortent de ma rêverie. Oui, je vais faire les courses, non je n'oublie pas la réunion des parents d'élève à 17h45, oui, tu peux aller à l'anniversaire de ta copine et pouce ! Je me pose, doucement mais sûrement, je freine, je quitte la piste de l'imaginaire, je roule vers la parking de mon quotidien, je débarque mes songes vagabonds, je reprends mes esprits et quitte mes chaussons, enfile ma veste. J'y vais, je reviendrai. 11月4日 maintenantHier c’est une veille histoire Demain c’est un mystère Aujourd’hui c’est un cadeau Et c’est pour cela qu’on l’appelle présent !! 6月20日 Rosée du matin. Discret parfum de lavande endormie.
Saison des framboises. Je la cueille doucement du bout des doigts. Je la dépose sur ma langue. Un peu de rouge est resté dans la paume. La framboise roule dans la bouche, joue avec les papilles, les excite, se mélange à la salive désireuse de profiter de cette saveur un peu acide et sucrée à la fois, gorgée de soleil dont elle a gardé la chaleur des caresses. Et puis soudain la voilà prisonnière: la langue l'immobilise contre le palais, la presse de se rendre. Elle s'exécute, faisant couler son sang dont les papilles raffolent. Le temps est un temps suspendu, la respiration retarde le moment où une nouvelle bouffée d'air fera exploser les arômes; ça y est, la prochaine framboise est en vue, la précédente cède la place en glissant vers le fond de la gorge qu'elle tapisse de souvenirs, d'émotions. Consommée.
La maisonnée est encore sous l'emprise du sommeil. Je laisse tomber le yukata dont je me couvrais pour cette évasion matinale et me glisse sous la douche. L'eau purificatrice, enveloppante, caressante devient complice de ma peau. JLO 6月15日 Lorsque les sens deviennent carburantEtre sur la même longueur d’ondes Bien s’entendre Avoir l’oreille de quelqu’un Laisser entendre quelque chose Donner à entendre
Avoir la même vision des choses Partager un point de vue En voir de toutes les couleurs A première vue Un échange de vues
Se faire mener par le bout du nez Se mettre au parfum Fourrer le nez dans quelque chose Avoir le nez creux Flairer, sentir les tendances Avoir quelqu’un dans le nez
Etre mal dans sa peau Avoir quelqu’un dans la peau Etre à fleur de peau Etre touché par quelqu’un, quelque chose Ressentir un malaise
Avoir le goût des choses Mettre l’eau à la bouche…. Avoir bon goût. Homme, femme de goût Goûter un auteur, une musique Croquer la vie à pleine dent Savourer un moment Avoir une pensée amère Merci OV (18.01.05 + 16.06.05) subliminalT'entendre. Te lire. Ton rire. Ton soupir. Ton silence. L'attente. Tout ceci possède la faculté de déclencher en moi une mobilisation des hydrates de carbone et d'accélérer le métabolisme basal. ouf 5月15日 Il est urgent de rire !Au fond il devrait y avoir une loi. Si la vie était bien faite, on mettrait des amendes aux gens qui ne sont pas drôles. Avoir de l’humour participe de la décence élémentaire, comme les hommes s’obligent à se raser chaque matin, par respect pour les autres. Vous êtes mal luné ? Restez chez vous ; attendez que ça passe. Personne n’a à supporter vos grises mines, vos airs pincés ? Ca n’est pas un spectacle. Il faut – oui - rire de tout, des riches, des pauvres, des malades et des bien-portants, des années qui commencent et des millénaires qui s’achèvent, des femmes qui font la tête et des enfants en plein caprice. On a le choix. Si on la considère sous un certain angle, la vie ressemble à un dessin de Sempé. Un exemple, au hasard : dans les rues de Paris, les fleuristes et les charcutiers inscrivent désormais leur nom en lettres énormes sur leur vitrine comme s’ils venaient de signer des chefs-d’œuvre impérissables. Il y a trop d’importants, de pompeux. Il est urgent de rire, de partir d’un rire qui fait craquer les planchers. La bonne humeur met du rose aux joues de l’existence. Allons retrouvons cet esprit qu’on prêtait jadis aux Parisiens et qu’on ne repère plus guère que chez les Anglais. Pourquoi nos derniers fous rires datent-ils de « Quatre mariages et un enterrement » ? Parfois nous avons du mal à nous souvenir que la France a été le pays de Sacha Guitry, d’Alexandre Vialatte. Il ne sert à rien de succomber à ce phylloxéra mental qui pousse les français à se croire un peuple sinistre. Avec un peu d’effort, Paris devrait être le cousin du Manhattan décrit dans les films de Woody Allen, élégant, vif et charmeur . En plus être gai facilite les rapports. Le rire embellit les femmes, efface leurs rides. L’humour vaut tous les liftings. Aujourd’hui, l’humour n’a pas une excellente réputation. Il faut se plaindre. Il convient de pontifier. Le gémissement est à la mode. Bref, nous sommes en train de perdre notre âme, d’oublier ce que fut une civilisation. Voilà de bien grands mots. Où sont passés les formidables éclats de rire de notre enfance ? Avons-nous tellement changé ? Repensons à ce petit garçon qui pouffait sans arrêt, qui ignorait les affres du tiers provisionnel et s’était promis de ne jamais avoir de carte de visite. C’est lui qui avait raison. Comme nous sommes devenus sérieux. C’est une honte de voir ça. L’humour n’est pourtant pas un vice à se garder pour ses vieux jours. Il constitue le plus solide rempart contre les désagréments du quotidien. Le rire devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Il dégage les bronches, nettoie les artères, élimine les toxines. L’humour paraît-il, ne s’apprend pas. Mais on peut essayer. Même les acteurs, qui ne sont pas toujours aussi bêtes qu’ils en ont l’air, utilisent cette arme pour se défendre, pour lutter contre la morosité. Quand un journaliste voulut savoir ce qu’il faisait en premier le matin, Jack Nicholson eut cette phrase : « Je me lève, je m’habille et je rentre chez moi. » Durant une conférence de presse, quelqu’un demanda à Ava Gardner combien de maris elle avait eus. Réponse : « Vous voulez dire : en comptant les miens ? »
Par Eric Neuhoff Prix Interallié 1997 pour « La Petite Française » chez Albin Michel 5月14日 As-tu déjà eu un bisou aujourd'hui???si pas encore...
chatouille moi le menton : c'est fait à présent ! PRESENTTu rêves d'un avenir Satine est ici: http://www.bookenstock.com/ 4月11日 Ah oui ?... Et bien alors, tout s'explique...!!!Un scientifique Sud Américain a découvert lors de ses études que les personnes n'ayant pas assez d'activités sexuelles lisent ce message avec la main posée sur la souris ! |
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