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11月28日 Lu sur un foudre dans les caves d'Arbois, chez BacchusIl faut savoir profiter du jour qui vient et de ses délices
Passer le jour entre deux vins et la nuit entre deux cuisses 11月21日 FiestaEt les verres étaient vides Et la bouteille brisée Et le lit était grand ouvert Et la porte fermée Et toutes les étoiles de verre Du bonheur et de la beauté Resplendissaient dans la poussière De la chambre mal balayée Et j'étais ivre mort Et j'étais feu de joie Et toi ivre vivante Toute nue dans mes bras. Jacques Prévert 7月28日 mots dits, mots douxLes mots se sont envolés, je les ai attrapés. Ils m’ont réchauffé, troublé, ému.
« Oh oui, vous me convenez inconvenant. Dites moi ça en musique, en silence, en couleur ou en braille. » OD
« J’ai les larmes aux yeux de vous avoir rencontré. Je vous garde tout contre moi dans mon jardin secret. » C
« Merci pour la recette. Je suis content que tu aies pu dormir. Bon vol … » I
« Je veux bien donner mes organes une fois morte mais de mon vivant je préfère militer pour le don d’orgasme ! » OD
« C’est si bien dépeint que l’on pourrait presque partager… Je jouais au solitaire et vous me titillez l’esprit par vos mots en mal de mâle que je suis. » C
« Ivre de solitude remplie, pensées tempétueuses. » C
« La petite phrase obscène… sur le frottement de deux parcelles de chair … ne définit pas plus le phénomène de l’amour que la corde touchée du doigt ne rend compte du miracle des sons. » OD
« Peut-on appeler solitude un instant choisi, délicieusement savouré, retrouvailles de soi avec soi, luxe suprême de la simplicité… ou du superflu ? » OD
« Fille de la mer, flus et reflux, il est de ces moments ou indéniablement, j’aimerais danser dans vos bras… » C
« Ah Tanosimi .. ! Mais l’autre aussi était très bon ! Je me suis réveillée tôt ce matin. Nemui desu oyasuminasai jl san. » K
« Le répondeur est à la communication ce que le vibromasseur est à l’amour… Pouf pouf pouf ! « OD . 9月22日 Vive la cuisine«L'avenir n'est point encore; le présent n'est bientôt plus, le seul instant de la vie est l'instant de la jouissance.» (Anthelme Brillat-Savarin) 6月20日 "j'ai le temps"II y a quelques semaines, …, un farfelu schizo-paranochonchiaque nous campait une vision apocalyptique de ses prochaines vacances avec leur lot de cataclysmes familiaux et autres stress annoncés. Eh bien non, monsieur C.! Sachez que cet été tant attendu après neuf mois de frimas nous promet tout le contraire. Dès l'aube du 21 juin prochain, nous allons renaître de nos cendres citadines pour redécouvrir la lenteur, la paresse, la tendresse et le vrai goût des choses. Pour ce faire, il nous reste quelques jours pour réactiver nos sens en criant haro sur la voiture, l'ascenseur, les frites mayonnaise, les salades en sachet et autres crevettes congelées, mais cette désintoxication urbaine passe par un lent et difficile processus de décontamination. Mon téléphone portable? J'apprends à m'en éloigner de deux mètres par jour pour être prêt, le moment venu sur la plage, à lui préférer le cri strident des mouettes. Même motif, même punition pour mon ordinateur : je m'entraîne à l'éteindre le plus souvent possible: belle occasion de m'apercevoir que dans tout internaute il y a, mais oui, un être humain qui sommeille! Les informations? En réduisant leur écoute et leur lecture, je découvre que les bébés phoques, les pactes pestilentiels des centrales nucléaires et l'UMPSPC se débrouillent très bien sans moi. II me reste à m'entraîner à moins travailler, à essayer la sieste, à savoir dire « l'ai le temps » et à préparer mes futures lectures en flânant chez les bouquinistes et les vrais libraires. En fait, se préparer à l'art de vivre en été est un luxe qui n'est pas réservé à tout le monde, en tout cas pas à ceux qui ne se sentent pas disposés à regarder les mouches voler, à peigner une girafe, à compter les étoiles, à guetter une taupe dans son trou, à aider une fourmi trop chargée, à apporter de eau au moulin, à pousser une balançoire, à regarder la mer détruire un château de sable, à sauter à cloche-pied, à monter sur des grands chevaux, à chanter sous la pluie et à prendre le temps de suivre un escargot à la trace. Quant à moi, si l'on me demandait ce que je compte faire cet été, je répondrais sans hésiter: « Rien... » Et tout cela en quinze ours, vaste programme.
JEAN-LOUP CHIFLET
6月19日 Merci EloïseMerci Eloïse.
Merci de partager ces moments intenses, riches en émotions et qui montrent combien tu as acquis en maturité et maîtrise de toi.
Je le dis, je l'affirme, je le clame, je suis fier de toi.
C'est un sentiment très fort, comme un tsunami, un sentiment qui me remplit, me submerge.
Comme d'avoir tenu l'arc et décoché la flèche vers la cible. Une fois qu'elle est partie, elle a sa propre trajectoire et je ne peux plus intervenir. Certes, il y a du vent, des instants de pénombre, de doute aussi: ai-je donné la bonne direction ? la bonne impulsion ? Elle ne m'appartient plus, elle vit sa vie et je deviens spectateur.
Alors lorsque tu me fais partager ces instants, oui, j'ai une boule dans le ventre, les larmes aux yeux. De la violence contre ceux qui t'agressent, de la souffrance lorsque tu ne te sens pas bien, de la joie lorsque tu la partages avec tes amis, de la déception lorsque ton coeur est blessé.
Merci Eloïse,
Pa² 6月5日 Dans la vitrineIls sont assis dans la vitrine. Enfin, dans la vitrine, dans le café, là où la salle déborde sur le trottoir. Derrière la vitre, une petite table carrée entre eux. Ils se regardent. Nous les regardons de dehors. Comme sur un écran. Accoudés à la table, ils se regardent. Lentement, comme pour un bras de fer, ils se prennent la main. Toujours accoudés sur la table. Indifférents à ce qui les entoure. Il tire vers lui, pose ses lèvres sur le dos de sa main à elle. Elle tire aussi mais il résiste. Alors elle s'approche et pose à son tour ses lèvres sur sa main à lui. Cèder pour mieux prendre. Fondre pour mieux envelopper. Les autres mains, restées sur la table, font bouger leurs doigts. Ceux-ci se rapprochent les uns des autres comme s'ils marchaient sur la table. Ils se rejoignent, s'enchevêtrent, se tiennent, se retiennent. Les coudes s'écartent, les mains du haut descendent vers les mains du bas, laissant les lèvres se rejoindre. L'instant. Le temps. Le temps s'arrête. Ils n'entendent plus, ne voient plus. Yeux fermés, bouches jointes, respiration arrêtée, accélérée. la nôtre aussi.
"Je suis venu te chercher". Main dans la main, ils se lèvent, quittent la vitrine. Ils sont partis. Le café est froid. Peu importe. Ils sont heureux. 3月18日 Pêcheur de mots... et le clavier restait suspendu à ses doigts. Certaines touchent les rencontraient bien souvent, d'autres se désespéraient d'être effleurées, caressées. Et lorsque soudain ils approchaient, cela restait bien fugitif, leur chaleur n'avait pas le temps de se répandre, le temps d'attendre, attendre... ... une touche 3月17日 Parole d’eauParole d’eau
Comme une goutte d'eau, je désaltère, je rafraîchis, je durcis, je fonds, je suis léger, je suis lourd, je m'évapore, j'hydrate, je sustente, je tente, j'enveloppe, je m'aplatis, je réchauffe, je fais fondre... je mouille, j'allonge, j'adoucis, et j'aime glisser sur une peau frileuse ! Il y a bien longtemps que …Il y a bien longtemps que …
je n'ai lu de voeux en vers miré des oeufs en verre joué des jeux à l'envers regardé de mes yeux en vert dans l'âtre le feu en l'air et bien loin d'eux l'enfer alors d'autres cieux aller vers peut être mieux en mer ce que je veux en faire c'est ne pas m'en faire motsAh! Les mots sont bien limités, et peut-être est ce mieux ainsi... Car ils laissent aussi la place à des émotions trop lumineuses pour les couvrir d'alphabets... D I 23/12/04 Je ne m'en lasse pasA une Passante La rue assourdissante autour de moi hurlait. 2月9日 hommes de chaque peupleLorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus aux hommes de chaque peuple afin qu'ils prospèrent.
Par exemple il rendit :
- les suisses précis et pacifistes; - les anglais flegmatiques et ironiques; - les japonais travailleurs et réalistes; - les italiens joyeux et humanistes. Quant aux français, il dit : "Les français seront intelligents, honnêtes et socialos".
Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la distribution des vertus demanda à Dieu: "Seigneur, tu as dit que tu octroyais deux vertus à chaque peuple, mais les français en ont trois. Est-ce pour cela qu'ils se placent au dessus des autres ?" "En vérité, Je te le dis, chaque peuple a deux vertus y compris les français, car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois. Ce qui veut dire que : - si un français est socialo et honnête, il ne sera pas intelligent; - s'il est socialo et intelligent, il ne sera pas honnête; - s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être socialo." C'est à lire jusqu'au bout,C'est à lire jusqu'au bout, et c'est très très très ingénieux.
Lire maintenant de bas en haut... en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu' au début c'est..... surprenant !!! 9月24日 rêveElle s'endort en rêvant de lointains cépages, de doux rivages, d'oiseaux sans cage, de divin partage.
Allons, pas de dérapage !
Mais avons nous l'âge d'être sages ?
O'Deal 7/6/06 5月22日 Juste un petit exercice pour perfectionner votre anglais...."Trois sorcières regardent trois montres Swatch. Quelle sorcière regarde quelle montre Swatch ?"
Et maintenant en anglais : "Three witches watch three Swatch watches. Which witch watch which Swatch watch? " "Trois sorcières suédoises et transsexuelles regardent les boutons de trois montres Swatch suisses. Quelle sorcière suédoise transsexuelle regarde quel bouton de quelle montre Swatch suisse ?" Et en anglais (accrochez-vous...) : "Three Swedishes switched witches watch three Swiss Swatch watch switches. Which Swedish switched witch watch which Swiss Swatch watch switch ?" 4月9日 La jupe rougeDans le fond du jardin. Plus précisément dans un coin du jardin. Les lauriers rivalisent avec le lierre en cascade pour masquer la porte de bois. Mes pas m'en rapprochent en passant à l'ombre du grand pin étêté par la tempête de l'hiver et dont les pommes jonchent la pelouse. La poignée de porte emplit la paume de ma main. Je fais pivoter mon poignet et le battant s'ouvre sur la pénombre. Elle est là, rougissante. Un peu poussiéreuse de s'être isolée pendant si longtemps. Je la prends dans mes bras, l'incline délicatement contre moi. Soulevant ainsi sa jupe, je brasse l'hélice comme celle de l'avion au fuselage entoilé que je sortais du hangar dans l'herbe mouillée du petit matin. Je retrouve cette odeur caractéristique d'huile, d'essence, d'herbe séchée depuis longtemps. Au soleil du printemps, je m'aperçois que si l'âge a terni sa couleur, elle n'en garde pas moins fière allure. Les écrous sont vérifiés, les manettes ajustées, l'essence pompée par trois pressions exercées sur le petit renflement caoutchouteux sous le carburateur. De la main gauche je saisi le manche métallique et froid, de la droite le cordon du démarreur. Une ferme traction vers l'arrière ne lui procure aucune sensation.Une deuxième reste sans effet, tout comme une troisième. Allons bon ! Une bouderie pour l'avoir abandonnée pendant la saison hivernale ! Une nouvelle action vers la pompe, un nouvel élan donné au cordon noir et une flatuosité monumentale et enfumée annonce un proche réveil ! L'élan suivant est le bon, la voici qui ronronne de plaisir. Moi aussi, soulagé de ce démarrage énergique après une si longue abstinence. La sélection de la vitesse effectuée, nous partons à l'assaut des pousses dont le vert tendre est si appétissant. La sinuosité de nos évolutions exprime le respect des primevères colorées qui parsèment la pelouse. A nouveau s'élève le délicieux parfum de l'herbe fraîchement tondue. Dans notre sillage comme derrière le chalutier en mer, les oiseaux se posent pour profiter du remous de l'aspiration et de la perturbation concomitante provoquée par l'hélice cachée sous la jupe rouge. Cette première équipée annonce les retrouvailles d'un couple fidèle, heureux de sa complicité ronflante et parfois même pétaradante pour le bonheur de nos sens réveillés par la montée printanière de la sève... |
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